26.3 C
Abidjan
samedi 13 juin 2026
AccueilÉconomieCajou : la BNI et le Conseil de l'Anacarde s'allient pour booster...

Cajou : la BNI et le Conseil de l’Anacarde s’allient pour booster la transformation locale

La Banque Nationale d’Investissement (BNI) et le Conseil du Coton et de l’Anacarde ont signé une convention-cadre destinée à renforcer le financement des industriels locaux de la noix de cajou. Ce partenariat stratégique vise à accroître les capacités de transformation nationale, créer davantage de valeur ajoutée et consolider la position de la Côte d’Ivoire dans la chaîne mondiale de l’anacarde.

La Banque Nationale d’Investissement (BNI) et le Conseil du Coton et de l’Anacarde ont officiellement conclu une convention-cadre visant à faciliter l’accès au financement des unités de transformation locales de noix de cajou. Ce mécanisme innovant repose sur une architecture tripartite associant l’État, les transformateurs et le secteur bancaire. Dans ce dispositif, le Conseil du Coton et de l’Anacarde assure l’encadrement institutionnel et l’approvisionnement en matières premières, tandis que l’établissement bancaire prend en charge le financement des 80 % restants des besoins en noix brutes des transformateurs. Cette intervention vient compléter le système de subvention à l’achat déjà mis en place par le gouvernement.

Accélérer la transformation locale

L’objectif affiché est clair : accélérer la transformation locale de la production nationale afin de capter une part plus importante de la valeur ajoutée générée par la filière. Premier producteur mondial de noix de cajou brutes, la Côte d’Ivoire entend ainsi réduire progressivement sa dépendance aux exportations de matières premières non transformées et développer un tissu industriel créateur d’emplois et de richesses. Les résultats obtenus ces dernières années confortent cette orientation stratégique. Depuis 2021, les volumes transformés localement ont enregistré une progression constante, traduisant les effets positifs des politiques publiques de soutien au secteur.

Lors de la cérémonie de signature, le directeur général du Conseil du Coton et de l’Anacarde, Mamadou Berté, a souligné les avancées réalisées par le pays, avant de se féliciter de la signature de cette convention. « C’est l’aboutissement d’une tâche ardue. C’était un challenge », a-t-il déclaré, mettant en lumière la montée en puissance progressive de l’industrie ivoirienne de l’anacarde.

Pour le partenaire du Conseil du Coton Anacarde et de Karité, cette convention s’inscrit dans sa mission d’accompagnement du développement économique national. L’établissement bancaire estime que chaque tonne transformée sur le territoire national génère un effet multiplicateur significatif en termes d’emplois, de recettes fiscales et de devises, tout en renforçant la résilience de l’économie face aux fluctuations des marchés internationaux des matières premières. La réussite de cette initiative dépendra toutefois du respect des engagements de chaque acteur. Le Conseil du Coton et de l’Anacarde devra garantir une gestion rigoureuse et transparente du dispositif, tandis que les entreprises bénéficiaires seront appelées à faire preuve de discipline financière et de bonne gouvernance dans l’utilisation des ressources mises à leur disposition.

Au-delà du financement d’une campagne agricole, cette convention traduit l’ambition de la Côte d’Ivoire de changer durablement de statut dans l’industrie mondiale du cajou. De premier producteur de noix brutes, le pays aspire désormais à devenir une référence internationale en matière de transformation industrielle. Une trajectoire qui pourrait faire de la filière anacarde ivoirienne l’un des modèles les plus aboutis de création de valeur locale en Afrique.

Articles Similaires
spot_img

Articles Populaires

commentaires recents