Le décès surprenant de l’artiste ivoirien de rap, Abomé Léléfant, continue de susciter de vives émotions au sein des mélomanes. Mahoua S. Bakayoko évoque sa mémoire, sur sa page Facebook, en révélant des signes annonciateurs de cette disparition précoce.
Hier, lundi 18 mai 2026, malheureusement, c’était une journée sombre pour le rap ivoirien, avec le décès de Abomé. Tout s’est arrêté pour lui hier, à la suite
d’un malaise cardiaque à 33 ans…, dans la fleur de l’âge. Il n’a pas vu la vie, et la vie ne l’a pas vu non plus.
Des signes avant-coureurs de la maladie
Il est passé tel un éclair. Il y a quelque temps, on le voyait avec son épouse engagée, qui tentait de l’aider à perdre du poids avec des tisanes…Et je vous avoue que cela m’inquiétait un peu quand même, face à son surpoids. Parce qu’une perte de poids brutale, les médecins le disent souvent, peut être dangereuse, lorsqu’elle n’est pas encadrée.
Aujourd’hui, c’est le temps du deuil et du recueillement. Mais cela rappelle aussi qu’il ne faut pas brusquer son corps. Toute transformation physique doit se faire progressivement, avec suivi et prudence. Les AVC, les arrêts cardiaques et bien d’autres pathologies touchent désormais des personnes de plus en plus jeunes.
Le témoignage d’amour de l’épouse
On ne peut que dire “yako” à son épouse meurtrie, avec ce projet de grande maison qu’ils construisaient ensemble, cette immense pancarte dans la ville d’Abidjan où elle souhaitait un joyeux anniversaire à son mari et lui réaffirmait son amour. Ce sont des images qui rendent cette disparition encore plus bouleversante. Il y a des morts qui attristent profondément… surtout lorsque le défunt laisse derrière lui des enfants devenus orphelins trop tôt. Le plus petit grandira, peut-être, sans véritables souvenirs de son père.
Yako à toute la famille. Que Dieu accueille l’âme d’Abomé dans Son paradis et apporte du réconfort à tous ceux qu’il laisse derrière lui, y compris sa mère
Mahoua S. BAKAYOKO, écrivain
NDLR : Les titres et le chapeau sont de la
rédaction.



