En l’espace d’une semaine, 1 008 plaques illégales ont été retirées dans le cadre de l’opération « Tolérance Zéro ». Une offensive d’ampleur menée par le ministère des Transports pour restaurer l’ordre, renforcer la sécurité routière et garantir la traçabilité des véhicules en circulation.
Le chiffre marque une intensification de la traque aux plaques d’immatriculation « banalisées » ou « fantaisistes ». Entre le 16 et le 22 février 2026, ce sont donc 1 008 plaques d’immatriculation banalisées ou fantaisistes qui ont été retirées. Ainsi, en seulement sept jours, les équipes déployées dans le cadre de l’opération « Tolérance Zéro » ont procédé à un vaste coup de filet visant les véhicules en infraction. Cette action, pilotée par le ministère des Transports à travers la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation, marque un tournant dans la lutte contre l’anarchie des plaques non conformes.
Sécurité publique et traçabilité : l’enjeu au cœur des contrôles
Pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple infraction administrative. Il s’agit d’un impératif de sécurité publique. « L’objectif de ces opérations de contrôle est de renforcer la sécurité routière et la traçabilité des véhicules circulant en Côte d’Ivoire. Nous voulons désormais mettre fin à l’anarchie des plaques dites banalisées ou fantaisistes », a déclaré Oumar Sacko, Directeur Général des Transports Terrestres et de la Circulation.
Les plaques dissimulées derrière des vitres teintées, modifiées artisanalement ou volontairement rendues illisibles, constituent un obstacle majeur au travail des forces de l’ordre. Elles compliquent l’identification des véhicules impliqués dans des accidents, des délits ou des infractions routières. « Aucune tolérance pour les plaques illisibles, dissimulées ou falsifiées. Tout contrevenant sera sanctionné conformément à la loi », prévient un responsable du ministère des Transports.
1719 infractions relevées : un contrôle élargi
Au-delà des plaques illégales, l’opération « Tolérance Zéro » a permis de relever 1 719 infractions routières durant la même période. Ces chiffres traduisent une vigilance accrue des autorités sur l’ensemble des obligations légales liées à la circulation des véhicules. Selon le ministère des Transports, les autres constats effectués ont donné les résultats suivants : 165 véhicules verbalisés pour défaut ou illisibilité de plaque ; 49 pour absence de visite technique ; 5 pour carte grise manquante et 2 pour absence d’assurance. Ces infractions, parfois jugées mineures par les conducteurs, constituent pourtant des manquements graves à la réglementation et exposent les usagers à des risques juridiques et sécuritaires importants. Au cours de ces opérations, les sanctions ont été immédiates. 218 véhicules ont été saisis, principalement pour des pneus défectueux mettant en danger la sécurité des usagers. La mise en fourrière ou l’immobilisation immédiate des véhicules non conformes fait partie intégrante de la stratégie gouvernementale. Toujours selon le ministère des Transports, l’objectif est double : dissuader les contrevenants et retirer de la circulation les engins présentant un danger manifeste. Les autorités entendent ainsi envoyer un signal clair : la sécurité routière ne souffrira plus d’approximation.
Abidjan sous haute surveillance routière
Depuis le lancement de l’opération de lutte contre les plaques non conformes, Abidjan vit au rythme des contrôles. De Cocody à Yopougon, en passant par Marcory, Treichville, Adjamé ou encore Abobo, les forces de l’ordre ont installé de nombreux points de vérification stratégiquement positionnés sur les grands carrefours et axes à forte circulation.

Les plaques d’immatriculation fantaisistes ne seront plus tolérées par l’Etat de Côte d’Ivoire.
Sur le terrain, les réactions des conducteurs sont diverses. Pour Jean-Marc, cadre résidant à Cocody, l’opération est salutaire : « C’est une bonne chose. On voit trop de véhicules avec des plaques illisibles. En cas d’accident, c’est difficile d’identifier le responsable. Si chacun respecte les règles, il n’y aura pas de problème. » Même son de cloche pour Aïssata, commerçante à Adjamé : « Au début, ça ralentit la circulation, mais si c’est pour la sécurité, on accepte. Il faut que tout le monde soit au même niveau. » D’autres automobilistes expriment toutefois quelques réserves, notamment sur les embouteillages générés par la multiplication des barrages. « Il faut que les contrôles soient rapides pour éviter les longs bouchons, surtout le matin quand on va au travail », estime Serge Konan, chauffeur VTC à Marcory.
Tolérance zéro : un message clair aux conducteurs
Les responsables de l’opération soulignent que la lutte contre les plaques illégales participe directement à la réduction des accidents et à la prévention de la criminalité routière. Une plaque conforme et lisible permet une identification rapide en cas d’infraction ou d’accident. À l’inverse, une plaque dissimulée ou falsifiée favorise l’impunité. « Nous invitons tous les conducteurs à se conformer à la réglementation d’immatriculation, faute de quoi des sanctions strictes seront appliquées », insiste les responsables des opérations de sécurité routière.
En mettant l’accent sur les 1 008 plaques retirées en une semaine, l’État ivoirien affiche sa volonté de restaurer l’ordre et de renforcer la traçabilité des véhicules. L’opération « Tolérance Zéro » apparaît ainsi comme un signal fort adressé à l’ensemble des usagers de la route.
Lancée officiellement le 15 juillet 2025 à Abidjan, la campagne cible les plaques dites « banalisées », « fantaisistes », illisibles, dissimulées ou falsifiées. Elle concerne aussi bien les véhicules particuliers que les véhicules administratifs. Des points de contrôle systématiques ont été installés dans le district d’Abidjan, avec un objectif clair : retirer totalement de la circulation toute plaque non réglementaire.



