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jeudi 22 janvier 2026
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Littérature ivoirienne: Ashley Aboa, le nouveau visage du roman de quartier

Ashley Aboa est une jeune écrivaine franco-ivoirienne de 27 ans. Très prolixe, elle vient de publier au mois de juillet 2025 son troisième roman, « Louise et les saintes du samedi ». Le Tamtam Parleur a braqué ses projecteurs sur ce nouveau visage de la littérature qui donne de la place aux récits urbains, décrivant les méandres des relations humaines et de la société.

Ashley Aboa est né d’un père avocat. Tout comme son géniteur, elle est licenciée en droit des affaires. Mieux, elle est nantie d’un double master en finance et en management et est passée par l’université Paris 2 Panthéon-Assas et Skema Business School. Passionnée dès la tendre enfance de littérature et plus particulièrement de poésie, elle n’hésitera pas à matérialiser cette passion pour les lettres, en publiant en 2023 un premier roman « Iceberg ». Elle n’a alors que 25 ans. C’est par cette première signature qu’elle marquait le début d’une carrière littéraire qui va se révélée prolifique au bout de quelques années. En effet, il s’en est suivi en février 2025 un deuxième roman « Les confessions d’Amina : à la croisée des chemins » et le dernier en date « Louise et les saintes du samedi » qui a été édité par la maison FratMat éditions.

Une plume trempée

Un critique littéraire interrogé par Le Tamtam Parleur décrit la manière d’écrire d’Ashley Aboa comme étant un style « incisif et sans complaisance » qui ne ménage pas les zones d’ombre de la nature humaine. A la lumière de ses œuvres, l’on peut remarquer qu’elle aborde des thèmes essentiels : le masque social, l’opposition de la vérité et du paraître ; la dynamique de quartier, l’intimité et la réputation ou encore la tragédie sociale. A ce propos, notre jeune écrivaine s’exprimera en ces termes :« Nous maintenons cette illusion collective où chacun feint d’ignorer que l’autre, tout comme lui, vit dans ce décalage permanent entre l’être et le paraître. Et dans cette mascarade universelle, ceux qui jugent le plus sévèrement ne sont souvent que ceux qui tremblent le plus violemment pour leurs propres secrets. Ils condamnent chez l’autre ce qu’ils ne peuvent accepter en eux-mêmes ». En outre, l’écriture d’Aboa renvoie le reflet de sa personnalité. Celle d’une personne totalement indépendante, véridique et d’une forte sensibilité aux relations humaines. Toute chose qui l’éloigne des récits de l’imaginaire pour aller plutôt vers des récits réalistes, dans lesquels elle décrit les vicissitudes, les injustices et autres travers de la vie urbaine

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