Le Directeur général du Conseil Café-Cacao, Brahima Yves Koné, a démenti formellement la rumeur selon laquelle des dizaines de camions étaient bloqués au port d’Abidjan ces dernières 48 heures. Il a, par ailleurs, annoncé que 305 camions chargés de cargaison de cacao sont rentrés dans les ports d’Abidjan et de San-Pedro, ce 14 janvier 2025.
Au cours d’un point-presse tenu ce mercredi, Brahima Yves Koné a dénoncé une campagne insidieuse menée par deux syndicats de producteurs que sont l’Association Nationale des Producteurs de Café-Cacao de Côte d’Ivoire (ANAPROCI) et le Syndicat National Agricole pour le Progrès en Côte d’Ivoire (SYNAPCI) respectivement dirigés par Konan Kanga Koffi et Koné Moussa. « Le gouvernement a ouvert la campagne en fixant un prix historique, apprécié par les paysans et tous les acteurs, jamais réalisé en Côte d’Ivoire. Un mois après l’ouverture, une campagne insidieuse a commencé à travers le pays », précise le Directeur général. Puis, poursuivant, il a rappelé qu’au mois de septembre, les mêmes syndicats avaient annoncé au cours d’une conférence de presse que 700 mille tonnes de cacao étaient entreposées sur le terrain. Des faits qui se sont révélés faux.
Pas de camions bloqués à l’intérieur du port d’Abidjan
Pour le Conseil du Café-Cacao si toutefois des camions se retrouvaient dans les environs du port, les services habilités de l’Etat mèneront des enquêtes pour déterminer leurs provenances et destinataires. L’institution a précisé qu’une décision datant de 2018 oblige toutes les cargaisons à disposer d’un connaissement avant de quitter leur zone de production pour se retrouver directement devant les usines et également se faire rembourser le transport par le Conseil. Cela dit, les camions sans connaissement sont dans l’illégalité et ne pourraient pas décharger au port d’Abidjan ni bénéficier d’un remboursement du transport.
Brahima Yves Koné s’est voulu rassurant à l’endroit des producteurs ivoiriens, en ces termes :« Nous voulons rassurer le monde paysan que toute la production venant de nos plantations sera achetée ». Il a tenu à fustiger au passage le manque de sérieux de certains opérateurs qui appelleraient pour demander de diminuer le prix aux producteurs pour leur permettre d’acheter.



