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lundi 9 février 2026
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Filière anacarde : les acheteurs indélicats prévenus

Le Directeur général du Conseil coton, anacarde et karité, Mamadou Berté, a mis en garde les acheteurs qui négocient le kilo de cajou en dessous du prix officiel. Par des mots forts lâchés  au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, à la clôture des Journées nationales du producteur du coton de l’anacarde et du karité (JNPCA), le 7 février 2026, le Directeur général rappelle l’engagement du Conseil coton, anacarde et karité à œuvrer pour un secteur plus dynamique.

« Ne cédez à aucune pression ou désinformation pour vendre votre anacarde à un prix en dessous de 400 FCFA ». C’est la mise en garde qu’a lancée le Dg du Conseil coton, anacarde et karité aux acheteurs indélicats. Mamadou Berté n’a pas manqué de brandir le bâton pour dissuader les hors-la-loi. « Les acheteurs qui contreviennent aux instructions du ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné, s’exposent à des sanctions. Les acheteurs agréés, qui sont dans nos fichiers, le savent », a-t-il prévenu. Il a également fait une autre  recommandation ferme : « Le prix minimal de 400 FCFA le kilo d’anacarde fixé par le gouvernement doit être scrupuleusement respecté ». Le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, au-delà des mises en garde, travaille à l’effectivité des mesures incitatives. C’est d’ailleurs pour cela que Mamadou Berté, au cours de cette conférence de presse, a mis un point d’honneur sur la situation des transformateurs.

Atteindre 700 000 tonnes de cajou transformées

Selon le Directeur général, une subvention est accordée aux transformateurs qui sont mis directement en contact avec les producteurs, sans intermédiaires. Objectif affiché par l’État ivoirien : atteindre 700 000 tonnes d’anacarde traitées par des transformateurs locaux pour l’année 2026. Soit 46 % du taux de la production nationale. À l’horizon 2030, la Côte d’Ivoire vise un taux de transformation locale de 50 %. Rappelons qu’en 2025, la Côte d’Ivoire attendait 600 000 tonnes pour la transformation avec un secteur qui représente près de 18 000 emplois directs, dont 66 % occupés par des femmes, selon le ministère de l’Agriculture. Si la filière anacarde montre des signes de vitalité, c’est bien parce que l’organe régulateur ne perd pas de vue les mesures sécuritaires.

Un dispositif sécuritaire plus solide

Abordant la question de la fuite des récoltes vers les pays voisins comme le Ghana pour vendre le cajou à des prix concurrentiels, le Directeur général, Mamadou Berté, a rassuré les acteurs du secteur de la mise en place d’un dispositif solide pour endiguer le phénomène. « L’année 2025, le Ghana était à plus de 600 F le kilo de cajou et la Côte d’Ivoire à 425 F, mais on n’a pas connu de fuites vers ce pays. Nous mettrons en place un dispositif sécuritaire plus renforcé pour contenir nos productions locales », s’est félicité le Directeur général.

Rappelons que les Journées nationales des producteurs du coton, de l’anacarde et du karité qui se sont déroulées à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro les 6 et 7 février 2026, ont été une occasion solennelle de reconnaissance qui a permis à plusieurs dizaines d’acteurs et actrices des trois filières d’être primés.

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