En Côte d’Ivoire, les établissements publics et privés devront désormais se conformer à la liste nationale des manuels scolaires et supports didactiques retenue pour l’année scolaire 2026 2027.
Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique met fin à la diversité des manuels scolaires pour l’année scolaire 2026-2027. Une liste nationale unique est désormais la seule référence autorisée dans tous les établissements publics et privés du pays.
« Face à la pluralité des manuels utilisés pour une même discipline et un même niveau, à l’instabilité des listes prescrites aux familles … le gouvernement entend renforcer progressivement la maîtrise publique des contenus des manuels scolaires et des supports didactiques », peut-on lire dans le communiqué publié ce 3 septembre, sur la page facebook sur du ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi.
Cette mesure vise à mettre fin aux prescriptions différentes observées d’un établissement à l’autre pour une même discipline et un même niveau. Elle concerne également les conseils d’enseignement, les unités pédagogiques et les structures locales, désormais tenus de respecter la sélection nationale.
Le ministère justifie cette décision par la nécessité de lutter contre l’instabilité des listes communiquées aux parents, mais aussi contre les pratiques locales divergentes qui peuvent entraîner l’achat de plusieurs ouvrages pour une même matière. L’enjeu porte donc autant sur l’organisation pédagogique que sur le coût de la scolarité pour les ménages. En harmonisant les supports utilisés en classe, le gouvernement entend améliorer l’accès aux outils pédagogiques et renforcer l’équité entre les apprenants.
Une mesure liée à la Bourse nationale
La réforme doit également faciliter la mise en œuvre des dispositifs publics, notamment la Bourse Nationale des Manuels Scolaires (Bonamas). La liste nationale des manuels et supports retenus pour 2026 2027 est désormais disponible auprès des autorités compétentes.
Le ministère rappelle ainsi que les prescriptions locales ne peuvent se substituer à cette liste nationale. Cette orientation marque la volonté de renforcer progressivement la maîtrise publique des contenus pédagogiques utilisés dans les établissements ivoiriens.
Hervée MONA



