Le gouvernement de Côte d’Ivoire a créé l’Institut du café et du cacao (I2C) pour renforcer la place des produits du pays sur le marché international. L’annonce a été faite ce mercredi 23 septembre 2026 à l’issue du conseil des ministres.
L’organisme est consacré à la recherche scientifique sur les deux matières premières phares du pays. Le gouvernement lui attribue une ambition forte. « Il a pour mission de reprendre l’initiative scientifique sur le café et le cacao, pour répondre efficacement aux enjeux de compétitivité et de maîtrise des standards du marché mondial », a déclaré le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly.
L’Institut a vu le jour pour offrir un environnement de recherche optimal qui intègre les nouvelles technologies de pointe et une ressource humaine hautement spécialisée. D’après toujours le gouvernement, l’I2C n’évoluera pas en vase clos. Il représentera au mieux un réseau de coopération dans le domaine scientifique. A ce titre, la structure associera les universités nationales, les pôles d’excellence régionaux et les organisations internationales de premier plan. La nouvelle structure est implantée dans la ville de Divo et logée sur le site de recherche du Centre national de la recherche agronomique (CNRA).
Début septembre, le ministre de l’Agriculture Bruno Nabagné Koné avait tenu des propos sur les défis agricoles qui laissaient présager d’importantes décisions pour le secteur café cacao. Il déclarait, lors des dernières Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), que « la vision de la Côte d’Ivoire pour l’avenir du cacao, ce n’était plus les volumes mais les valeurs ». Evoquant la nécessité de l’extension des marchés, le rajeunissement des vergers et la promotion de l’intérêt des nouvelles générations. Il a, en outre, ajouté que le cacao de demain c’est la plantation mais aussi des compétences en numérique, commercialisation, marketing, etc.
Une économie cacaoyère et caféière plus que stratégique

L’importance stratégique de l’économie cacaoyière et caféière dans le développement du la Côte d’Ivoire n’est plus à démontrer, au regard des chiffres affichés. Le cacao et le café représentent 17 % du Produit intérieur brut (PIB) ivoirien et 40% des recettes d’exportations. Le secteur compte plus 1,2 million de producteurs et emploie 40% de la main d’œuvre active du pays. En outre, la Côte d’Ivoire est classée 1er producteur mondial de cacao. La production en 2024-2025 de fèves de cacao par le pays a atteint plus d’1,6 million de tonnes, soit 35,8% de la production mondiale, 51,7% de la production continentale, selon l’Organisation internationale du cacao- ICCO. Pour le café, la production est estimée à 78 000 tonnes, soit 0,7% du chiffre global mondial. Ce qui lui confère le rang de 16e au monde et 4e en Afrique, selon Ministère de l’Agriculture des États-Unis- USDA. Depuis le 1er septembre dernier, le kilogramme de cacao est acheté au prix de 1200 FCFA et celui du café à 1300 FCFA pour la campagne principale 2026-2027.



