Le révérend pasteur Ediémou Blin Jacob a tiré sa révérence après 50 ans passé au service de l’Eglise du Christianisme céleste de Côte d’Ivoire.
Le révérend pasteur Ediémou Blin Jacob, chef de l’Église du Christianisme céleste (ECC) de Côte d’Ivoire, est décédé, ce 19 octobre 2026 à Abidjan, a annoncé le représentant légal du pasteur mondial Emmanuel Oschoffa en Côte d’Ivoire, AMSE Kanon Luc. Son décès intervient quelques jours après un appel à l’unité adressé aux fidèles de l’Église du christianisme céleste de Côte d’Ivoire, secouée par une crise de leadership.
Depuis plusieurs semaines, son état de santé suscitait l’inquiétude. Après une hospitalisation, il poursuivait sa convalescence à la paroisse mère Saint Raphaël de Vridi. Le 13 octobre dernier, des responsables religieux chrétiens et musulmans s’étaient réunis à son domicile pour prier en faveur de son rétablissement.
Sa disparition survient dans un contexte sensible pour l’Église du christianisme céleste. La congrégation traverse une crise de leadership qui oppose plusieurs sensibilités autour de sa gouvernance. Quelques jours avant son décès, le guide religieux avait d’ailleurs appelé les différents camps à privilégier le dialogue et la réconciliation afin de préserver l’unité de l’église.
Pionnier de l’église céleste en Côte d’Ivoire
Ediémou Blin Jacob fut le véritable pilier du mouvement céleste sur le territoire national. Le prophète Samuel Bilehou Joseph Oshoffa, fondateur de la congrégation céleste l’avait directement désigné de son vivant. Sa rencontre avec l’homme remonte à 1975 à Porto-Novo. Cette rencontre marque un tournant décisif de sa vie. Ediémou répond à l’appel spirituel en 1976 et entame son parcours sacerdotal. Son histoire se confond avec celle du christianisme céleste en Côte d’Ivoire qu’il a dirigé pendant plusieurs décennies.
Au fil des années, il devient l’un des principaux artisans de l’expansion de sa congrégation en Côte d’Ivoire. En 2014, il est investi pasteur national, lors d’une cérémonie organisée à la paroisse mère de Vridi.
Sa vision reposait sur le développement communautaire et la prière. Il a structuré l’implantation des paroisses dans tout le pays. Des milliers de fidèles ont rejoint l’organisation sous son mandat.
L’homme œuvrait aussi pour la cohésion sociale nationale et s’est imposé comme une voix du dialogue interreligieux. Il présidait le Forum national des confessions religieuses. Il intervenait régulièrement pour la paix sociale et la stabilité civile. Ses prises de parole publiques marquaient souvent les esprits.
L’Eglise du christianisme céleste perd aujourd’hui un bâtisseur infatigable. Avant son engagement religieux à temps plein, il a exercé comme agent puis contrôleur des Postes et Télécommunications.
Hervée MONA



