La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) hausse le ton après la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) déclarant le Sénégal forfait lors de la finale de la CAN 2025 face au Maroc. Dans un communiqué ferme, elle annonce une procédure imminente devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
La tension monte autour de la finale controversée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a officiellement adressé une mise en demeure à la Confédération Africaine de Football, contestant la décision rendue le 17 mars 2026 par sa Commission d’Appel. Cette dernière a infirmé le résultat initial du match en prononçant un forfait du Sénégal au profit du Maroc.
Dans son communiqué, la FSF qualifie cette décision d’« infondée en droit, arbitraire et manifestement disproportionnée ». Elle reproche notamment à la CAF d’avoir violé les principes fondamentaux régissant le jeu, en remettant en cause une décision prise sur le terrain par l’arbitre central.
Au cœur du litige : l’interprétation de la Loi 5 de l’International Football Association Board, qui consacre la souveraineté de l’arbitre dans la gestion du match. Selon la FSF, l’arbitre avait opté pour une simple suspension temporaire de la rencontre, avant sa reprise effective jusqu’à son terme, avec exécution du penalty décisif et validation du résultat final.
L’instance sénégalaise dénonce également une mauvaise application de l’article 84 du règlement de la CAF, relatif à l’abandon de match. Elle estime que les conditions d’un abandon n’étaient pas réunies, puisque la rencontre a été menée à son terme et homologuée officiellement, avec remise du trophée.

Autre point majeur soulevé : la disproportion de la sanction. Pour la FSF, retirer un titre continental pour un arrêt de jeu d’environ quinze minutes constitue une mesure excessive au regard de la jurisprudence du Tribunal Arbitral du Sport. Elle évoque notamment des décisions antérieures qui privilégient le respect du terrain et de l’équité sportive.
Face à cette situation, la Fédération Sénégalaise de Football exige la suspension immédiate de la décision et le gel de toute procédure visant à attribuer officiellement le trophée au Maroc. Elle annonce par ailleurs son intention de saisir le TAS dans un délai de 48 heures, avec une demande de mesures conservatoires en urgence.
Ce nouvel épisode ouvre une crise majeure dans le football africain, dont l’issue pourrait désormais se jouer hors du terrain, devant les juridictions sportives internationales. Une bataille juridique décisive s’annonce, avec en toile de fond la crédibilité des compétitions continentales.



