À seulement 17 ans, Kimi Laurène Ossin s’impose déjà comme l’avenir du taekwondo ivoirien. Talent, discipline et attachement à son pays composent la trame d’une ascension qui force respect et admiration.
Sur les tatamis d’Europe comme d’Asie, son nom résonne sans cesse. Et pourtant, Kimi Laurène Ossin n’a que 17 ans. Son parcours a déjà la densité d’une carrière exemplaire. Née le 17 avril 2008 à Turin, en Italie, la jeune athlète aurait pu choisir l’adoption d’un drapeau européen. Elle a préféré la Côte d’Ivoire. Par fidélité, par conviction et, surtout, par amour. « Le choix de la Côte d’Ivoire, c’est le choix du cœur », confiait-elle lors de son audience avec le Premier ministre Beugré Mambé, en décembre 2024. Cette déclaration de principe trouve un écho concret dans les faits.
Un talent précoce qui enchaîne médaille sur médaille
En octobre 2025, lors des championnats du monde seniors à Wuxi, en Chine, Kimi Laurène décroche la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 73 kg. Un exploit retentissant pour une athlète encore junior. La performance, saluée par la Fédération mondiale de taekwondo, confirme la montée en puissance de la jeune athlète ivoirienne nourrie à la rigueur et à l’exigence de ses « aînés », Ruth Gbagbi et Cheick Cissé.
Avant cette consécration, Kimi Laurène Ossin avait déjà accumulé une impressionnante moisson : dix-sept médailles internationales, dont treize en or. De l’Open de Belgique à celui de Suisse, l’Ivoirienne surpasse ses adversaires avec une aisance déconcertante. À la question de savoir comment elle arrive à balayer ses adversaires, ses proches décrivent son style comme étant une combinaison rare de vitesse, de précision et d’anticipation. Ses coachs confient qu’elle est : « froide dans l’exécution, brûlante dans l’intention ». Sa capacité à lire le combat, à s’adapter en temps réel, fait d’elle une athlète redoutable avec un mental forgé par le travail et la patience.
La renaissance du taekwondo
Au-delà de la performance, Kimi Laurène Ossin incarne une renaissance symbolique du sport ivoirien. Dans un contexte où les disciplines olympiques cherchent une relève capable de hisser le drapeau ivoirien sur le toit du monde dans la discipline, elle représente cette élite qui allie compétence et humilité. Sa trajectoire peut inspirer une jeunesse souvent en quête de repères : elle prouve que la réussite sportive peut se construire loin des projecteurs, dans la constance et la foi en soi. La Fédération ivoirienne de taekwondo (FIT) l’a bien perçu. C’est d’ailleurs pour cela que la FIT mise sur elle pour porter haut les ambitions internationales aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Quant à Kimi, au-delà d’être la relève, elle veut être le visage de la continuité, le trait d’union entre la gloire d’hier et les promesses de demain.



