Un Irlandais s’est fait diagnostiquer par ChatGPT qui a déclaré trompeusement qu’il était en parfaite santé. Mais son médecin qu’il a consulté plus tard a confirmé un cancer de stade 4. C’est une information publiée par RTL, le 9 septembre 2025 qui cite le journal local irlandais, The Irish Independent.
Warren Tierney, qui souffrait d’une douleur à la gorge, aurait préféré se confier à l’Intelligence artificielle. Il voulait se rassurer que les symptômes n’étaient pas ceux d’un cancer. Et selon les médias, ChatGPT l’a rassuré avec la réponse suivante : «Cancer ? Très peu probable – aucun symptôme d’alerte, état stable, en amélioration». La machine intelligente se serait même adonnée à un peu d’humour pour détendre Warren. L’IA lui glisse, en sus, le message suivant : «Si c’est un cancer, vous n’aurez pas besoin de me poursuivre en justice, j’écrirai votre déclaration sous serment au tribunal et je vous achèterai une Guinness.» Mais la bonne humeur n’a duré que très peu de temps, vite remplacée par l’angoisse. En effet, quelques temps après, le mal de gorge, au lieu de s’améliorer avec la prise de médicaments par le patient dont des anticoagulants, s’est au contraire aggravé. Ne pouvant plus supporter des douleurs devenues atroces, l’homme est allé voir son médecin qui a confirmé qu’il souffrait bien d’un cancer de l’œsophage de stade 4. Malheureusement pour notre Irlandais, cette maladie avait un pronostic très alarmant dans le milieu médical, car le taux de survie moyen après cinq ans est très faible, entre 5 et 10%.
Un excès de confiance à l’IA
Rappelons que Warren Tierney est un psychologue de formation de 37 ans. Il n’arrivait plus à boire de l’eau à cause d’une vive douleur à la gorge, a-t-il expliqué, au The Irish Independent. Mais il était surtout inquiet parce que son père avait, lui-aussi, été victime d’un cancer. C’est ce qui l’aurait donc poussé à vouloir comprendre si son mal n’était pas un cancer, en se confiant à cette Intelligence artificielle qui l’a induit en erreur. D’après le Daily Mail, un autre journal britannique, M. Warren a confié que sa confiance aveugle dans l’intelligence artificielle lui aurait fait perdre de précieuses chances de prévenir sa maladie: «ChatGPT a probablement retardé le moment où j’ai reçu un vrai diagnostic», soupire-t-il.
L’entreprise OpenAI -propriétaire de ChatGPT- s’est défendue dans les médias, rejetant toute responsabilité dans ce problème. L’entreprise a fait savoir que son outil n’avait pas vocation à être utilisé dans le traitement d’un quelconque problème de santé et ne se substitue pas à un avis professionnel.



