Les exportations ivoiriennes d’amandes blanches de cajou ont connu une progression spectaculaire, au cours de la dernière décennie. Passées de 8 197 tonnes en 2016 à 107 196 tonnes en 2025, elles affichent une hausse de plus de 1 200 %, propulsant la Côte d’Ivoire au rang de deuxième exportateur mondial d’amandes de cajou. Ces performances ont été dévoilées par le directeur général du Conseil du Coton, de l’Anacarde et de la Karité, lors de la cérémonie de lancement de la cinquième édition du Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde (SIETTA), prévue du 12 au 14 novembre 2026 à Abidjan.
Les exportations nationales d’amandes blanches de cajou sont passées de 8 197 tonnes en 2016 à 107 196 tonnes en 2025. Selon les chiffres présentés par le directeur général du Conseil du Coton, de l’Anacarde et de la Karité, cette évolution représente une augmentation de 98 999 tonnes supplémentaires en neuf ans, soit une progression exceptionnelle de 1 208%. Une croissance qui témoigne de la profonde mutation de la filière anacarde ivoirienne, longtemps tournée vers l’exportation de noix brutes. Ces résultats permettent aujourd’hui à la Côte d’Ivoire de se hisser au rang de deuxième exportateur mondial d’amandes de cajou, confirmant son ambition de devenir non seulement le premier producteur mondial de noix de cajou, mais également un acteur majeur de l’industrie mondiale de transformation. Les données de la transformation rappelées par Mamadou Berté ne sont pas moins éloquentes. Alors que seulement 6,2 % de la production nationale étaient transformés localement en 2014, représentant 40 383 tonnes de noix brutes traitées par trois unités industrielles, le pays est parvenu à transformer 659 000 tonnes de noix brutes en 2025, soit 43 % de sa production nationale, grâce à une quarantaine d’unités de transformation. Ces avancées font désormais de la Côte d’Ivoire le troisième transformateur mondial de noix brutes de cajou, en plus de son statut de deuxième exportateur mondial d’amandes.
Le SIETTA, vitrine technologique de l’industrie du cajou
C’est dans un contexte particulièrement favorable que s’inscrit la cinquième édition du Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde (SIETTA). Lors de la cérémonie de lancement des activités préparatoires de cette édition, le directeur général du Conseil du Coton, de l’Anacarde et de la Karité a rappelé que le SIETTA constitue l’une des principales mesures d’accompagnement mises en place par l’État pour soutenir la transformation locale. Institutionnalisé par le gouvernement après le succès de sa première édition organisée en 2014, le salon se tient désormais tous les deux ans. Après les éditions réussies de 2016 et 2018, puis une interruption imposée par la pandémie de Covid-19, le SIETTA a effectué son retour en 2023 avant de préparer son cinquième rendez-vous prévu du 12 au 14 novembre 2026 au Palais de la Culture d’Abidjan.
Selon les organisateurs, cette nouvelle édition devra contribuer à consolider les acquis de la filière et accompagner l’ambition nationale d’atteindre un million de tonnes de noix brutes transformées à l’horizon 2030.

Des équipements innovants pour valoriser toute la chaîne du cajou
L’une des principales innovations du SIETTA 2026 réside dans la promotion des équipements industriels et des technologies innovantes destinées à valoriser l’ensemble des composantes du cajou. L’événement mettra particulièrement l’accent sur les solutions permettant d’améliorer la transformation des amandes, mais aussi sur les technologies adaptées à la valorisation de la coque et de la pomme de cajou. Le Conseil du Coton, de l’Anacarde et de la Karité estime que ces segments représentent d’importantes opportunités économiques pour les opérateurs privés. La filière dispose en effet de plus de 500 000 tonnes de coques et de plus de huit millions de tonnes de pommes de cajou, encore faiblement exploitées. Placée sous le thème : « La transformation de l’anacarde : au-delà de l’amande », cette cinquième édition ambitionne de favoriser l’émergence d’une véritable économie circulaire autour du cajou.
Pendant trois jours, industriels, investisseurs, équipementiers, exportateurs, chercheurs et décideurs publics pourront découvrir les dernières innovations technologiques, participer à des rencontres d’affaires, assister à des conférences spécialisées et explorer les nouvelles opportunités d’investissement offertes par l’écosystème ivoirien.



