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jeudi 22 janvier 2026
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CAN 2025 : comment se fait le choix des arbitres

Le choix des 73 arbitres, dont 28 arbitres centraux, 31 arbitres assistants et 14 officiels vidéo (VAR), pour les 52 matchs de la CAN, obéit à un processus encadré par la Commission des arbitres de la Confédération africaine de football (CAF), en lien avec la FIFA. Alors que certaines prestations d’arbitres font polémique à la CAN, au Maroc, il semble que derrière chaque coup de sifflet se cache pourtant un processus de sélection rigoureux, progressif et hautement encadré par la Commission des arbitres de la CAF, en étroite collaboration avec la FIFA.

Selon l’article 24 des règlements de la Coupe d’Afrique des Nations adoptés par le Comité
exécutif de la CAF le 12 avril 2019, les arbitres et arbitres assistants désignés par la
Commission des arbitres nomment un arbitre, deux arbitres assistants et un arbitre de réserve (tous neutres) pour diriger les matches de la CAN. Ils doivent figurer sur les listes des arbitres et des arbitres assistants internationaux de l’année en cours établies par la FIFA.

Un statut international comme préalable incontournable

Pour prétendre officier à la CAN 2025, un arbitre doit avant tout répondre à une exigence
fondamentale : être arbitre international FIFA ou appartenir au groupe CAF Élite. Ce statut
n’est pas symbolique. Il conditionne l’inscription sur la liste annuelle officielle transmise par
chaque fédération nationale et suppose la détention d’une licence valide pour l’année de la
compétition. Sans cette reconnaissance institutionnelle, aucune désignation n’est
envisageable. La CAF ne se contente pas de titres. Les prestations antérieures constituent un critère central. Sont minutieusement analysés les matchs dirigés lors des éliminatoires de la CAN, les rencontres arbitrées en Ligue des champions CAF et en Coupe de la CAF, ainsi que les tournois continentaux récents : CAN 2021, CHAN, compétitions U17 et U20. Les évaluations portent notamment sur la justesse des décisions, la gestion de la pression,
l’autorité sur le terrain, la qualité de la communication et la maîtrise du VAR.

Des notations continues et décisives

Tout au long de leur parcours, les arbitres sont observés, notés et classés. Chaque match fait l’objet de rapports techniques détaillés rédigés par des commissaires CAF. Ces notations internes déterminent non seulement la présence à la CAN, mais aussi l’accès aux matchs à forte intensité. Les quarts de finale, demi-finales et finale sont réservés aux arbitres affichant la meilleure constance. C’est le cas du Sud-Africain Tom Abongile qui a officié le match Mali-Sénégal et du Mauritanien Dahane Beida qui a arbitre le choc des Lions entre le Cameroun et le Maroc. Selon la CAF, au moins trois raisons ont justifié le choix de ces arbitres. Ils ont dirigé au moins un match de groupes sans erreur majeure, et ont confirmé leur niveau, lors d’un huitième de finale ou d’un match à enjeu. De plus, ces deux arbitres ont reçu des notations élevées et constantes des commissaires CAF.

L’exigence physique, un filtre impitoyable

À l’approche du tournoi, les candidats doivent également franchir l’étape des tests physiques et médicaux. Vitesse, endurance, répétition des efforts et capacité à tenir un match de 90 à 120 minutes à très haute intensité sont évaluées. À ce niveau, la sanction est sans appel : un arbitre techniquement irréprochable mais physiquement insuffisant est écarté. À la CAN 2025, la VAR occupe une place centrale. Seuls les arbitres certifiés VAR par la CAF et la FIFA sont retenus. Des stages spécifiques sont organisés en amont, et certains officiels sont sélectionnés exclusivement pour intervenir dans les cabines vidéo, tant l’enjeu technologique est devenu stratégique.

Neutralité et équilibre géopolitique sous surveillance

La CAF applique enfin des règles de neutralité. Aucun arbitre ne peut diriger un match
impliquant une équipe de son pays. Les désignations tiennent aussi compte des sensibilités
historiques et recherchent un équilibre régional entre l’Afrique de l’Ouest, du Nord, de l’Est
et du Sud, afin de garantir l’impartialité perçue et réelle de la compétition.
Selon cet observateur, la CAN n’est pas une ligne droite pour les arbitres. Tous ne vont pas
jusqu’au bout. Les meilleurs progressent au fil des tours, tandis qu’une erreur grave peut
entraîner une mise à l’écart ou une rétrogradation vers des rôles d’assistant ou de VAR. La
finale, sommet de la compétition, revient à l’arbitre jugé le plus constant, le plus crédible et le plus sûr, tout au long du tournoi.

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