Deux semaines après la découverte du corps du sergent-chef des douanes, Aimé Lamtou Coulibaly, le parquet de Toumodi a livré les premiers éléments de l’enquête. Le décès de l’agent est attribué à une noyade, selon le communiqué du procureur de la République près du Tribunal de première instance de Toumodi.
Retrouvé sans vie, le 4 août 2026, dans l’un des lacs à proximité de la station-service Afriquia, le sergent-chef des douanes, Aimé Lamtou Coulibaly, est mort par noyade, selon le communiqué du procureur de la République près du Tribunal de première instance de Toumodi, Ahmed Touré, qui appelle à ne pas tirer de « conclusion hâtive et erronée quant aux causes du décès, susceptible de troubler l’ordre public».
Selon les premiers éléments communiqués par le parquet, le douanier avait été impliqué, le lundi 3 août, dans un accident de la circulation qu’il aurait occasionné. Une altercation aurait ensuite opposé le sergent-chef à plusieurs individus, qui lui auraient porté des coups.
Pris en charge par les sapeurs-pompiers avec une passagère de l’autre véhicule, il avait été conduit à l’hôpital Saint Joseph Moscati de Yamoussoukro. L’agent aurait toutefois quitté l’établissement avant de recevoir les soins prévus.
Le lendemain, vers 11 heures, il a été aperçu au commissariat du 2e arrondissement avec un ami venu pour une démarche administrative.
Le parquet appelle à la prudence
Quelques heures plus tard, vers 17 heures, la police était alertée de la découverte de son corps dans le lac. La Brigade de recherche et d’investigation de la Police nationale, avec l’appui de la police scientifique, a ouvert une enquête.
Le parquet rapporte également que l’épouse et le chef d’unité du défunt ont signalé des antécédents de troubles psychiatriques. Aucun lien de causalité n’est toutefois établi entre cet élément et le décès.
Le procureur invite ainsi la population à s’abstenir de toute conclusion hâtive ou erronée, pendant que les investigations se poursuivent.
Hervée MONA



