Face à la prolifération des installations de pesée clandestines, le Conseil Hévéa-Palmier à huile-Coco appelle à la cessation immédiate toutes activités sur lesdits sites, tout en soulignant que l’installation de ponts-bascules est soumise à une autorisation préalable, dans un communiqué dont Le Tamtam Parleur a reçu copie.
Le Conseil Hévéa-Palmier à huile-Coco a annoncé, ce 28 juillet 2026, l’arrêt immédiat des activités d’achat de produits de l’hévéa, du palmier à huile et du coco sur les ponts-bascules non homologués. Cette décision vise à mettre fin à la prolifération anarchique de ces installations qui échappent au contrôle réglementaire et menacent la transparence des transactions agricoles.
Selon le Directeur Général, Fougnigue Edmond Coulibaly, cette mesure s’appuie sur la loi 2017-540 et ses décrets d’application, qui imposent un agrément préalable pour toute activité d’achat de ces produits. Les contrevenants s’exposent « aux sanctions et poursuites pénales prévues en la matière ». Le Conseil précise également que toute nouvelle installation devra obtenir une autorisation officielle avant d’entrer en service.
Deuxième source de recettes d’exportation agricole après le cacao, le secteur de l’hévéa et du palmier à huile représente une part importante de l’économie ivoirienne. En 2025, la Côte d’Ivoire a produit plus de 1 800 000 tonnes de caoutchouc naturel. Tandis que la production de régime de palme s’est accrue de 2,8% en moyenne annuelle sur la période 2015-2024. Cependant en 2024, une baisse de la production de 11,8% a été enregistrée, selon les données du ministère de l’Agriculture.
L’existence de circuits parallèles fragilise non seulement les revenus des producteurs mais aussi la traçabilité des flux commerciaux. En prenant cette décision, le Conseil entend renforcer la régulation et protéger les acteurs légaux du secteur.
Hervée MONA




