25.9 C
Abidjan
samedi 25 juillet 2026
AccueilÉconomieMarché du cacao : l’Alliance pour la valorisation du cacao suscite l’espoir

Marché du cacao : l’Alliance pour la valorisation du cacao suscite l’espoir

L’Initiative cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) sise au Ghana a salué, dans un communiqué paru le 22 juillet 2026, la création de l’Alliance pour la valorisation du cacao (Cocoa value addition alliance-CVAA).

L’ICCIG a, en outre, réaffirmé son engagement en faveur d’un calendrier africain commun pour le cacao. Selon elle, cette rencontre qui avait regroupé les quatre pays producteurs de fèves sur le continent que sont Côte d’Ivoire, Ghana, Cameroun et Nigéria, le 16 juillet à Abuja (Nigéria), constitue une suite directe et opportune au sommet de haut niveau sur le Cacao, tenu le 16 juin 2026 à Abidjan. L’initiative a rappelé qu’à Abidjan les chefs d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, et ghanéen, John Dramani Mahama sont convenus d’élargir l’ICCIG à d’autres pays africains producteurs de cacao. Par ailleurs, l’Initiative précise que les deux Présidents se sont engagés sur plusieurs autres mesures en faveur du cacao. Il s’agit notamment de l’harmonisation des politiques de fixation des prix aux producteurs, du renforcement de la rémunération des producteurs, de l’approfondissement de la coopération scientifique dans la lutte contre les maladies du cacao, de la promotion de la transformation locale et de la création de valeur. À cela, il faut ajouter l’encouragement du commerce intra-africain des produits du cacao et le renforcement de la coopération avec les autres pays producteurs du continent. L’organisation n’a pas manquer de se réjouir, faisant constater que c’est seulement un mois après la réunion d’Abidjan que le sommet d’Abuja s’est inscrit pleinement dans cette dynamique, en associant le Nigéria et le Cameroun au profit d’un agenda régional commun en faveur d’une économie cacaoyère africaine plus compétitive et plus durable. Le communiqué mentionne aussi que, le Directeur général du Ghana cocoa board (COCOBOD), Dr. Ransford Abbey, qui a pris part au sommet d’Abuja, a porté la vision des Présidents Ouattara et Dramani, en y déclarant ceci : « La réunion du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria et du Cameroun est bien plus qu’un simple geste symbolique. Cela reflète un engagement commun à transformer le secteur du cacao africain en augmentant la transformation locale, en créant des emplois, en protégeant nos agriculteurs et en veillant à ce que le continent capte une plus grande part de la valeur générée par ses ressources en cacao. »  Yves Brahima Koné, Directeur général du Conseil du café-cacao, avait renchéri, quant à lui, en ces termes : « Promouvoir la valeur ajoutée du cacao reflète une détermination croissante des pays producteurs africains de cacao à renforcer les chaînes de valeur régionales, à étendre la transformation locale et à créer de plus grandes opportunités économiques pour les agriculteurs. Grâce à une coopération plus étroite, l’Afrique peut remodeler l’avenir de l’économie mondiale du cacao. »

En intégrant le Nigéria et le Cameroun, la part des producteurs africains atteint désormais 75%, dépassant les 60% revendiqués, jusque-là, par le couple Ghana-Côte d’Ivoire. Pour l’ICCIG, la nouvelle configuration élargie va « renforcer considérablement la voix et l’influence collectives de l’Afrique dans l’économie mondiale du cacao ». Celle-ci considère, également, qu’un tel engagement continental pourra repositionner l’Afrique, non plus comme un simple exportateur de fèves de cacao brutes, mais comme un pôle mondial de transformation, de fabrication et d’innovation dans le secteur du cacao. L’existence, il y a cinq années, de l’ICCIG est brandie par les acteurs comme une preuve que lorsque les pays producteurs agissent ensemble, ils peuvent façonner le secteur plutôt que de lutter simplement pour absorber les chocs. Enfin, la note relate les propos du Secrétaire exécutif de l’Initiative cacao Côte d’Ivoire Ghana, Alex Assanvo. Celui-ci s’est exprimé sur l’arrivée du Nigéria et du Cameroun à l’agenda fixé par la Côte d’Ivoire et le Ghana. « Nous prouvons quelque chose de plus grand : qu’une Afrique unie et déterminée peut décider de son propre destin économique et être entendue là où les prix de ses producteurs sont fixés. Nos deux Présidents ont fait plus que consolider une réussite bilatérale : ils ont jeté les bases d’une coalition qui, dans son ensemble, représente 75 % de la production mondiale de cacao. », a-t- il affirmé.

Articles Similaires
spot_img

Articles Populaires

commentaires recents