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vendredi 3 avril 2026
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Filière anacarde : la Côte d’Ivoire, 3e transformateur mondial de noix brutes

Au-delà de son statut de premier producteur mondial de noix de cajou, la Côte d’Ivoire franchit un cap décisif en devenant, depuis 2025, le 3e transformateur mondial de noix brutes, consolidant ainsi sa stratégie de création de valeur locale. Ces performances n’ont pas échappé aux acteurs de la filière qui prenaient part à un atelier dénommé « Future Search Anacarde Côte d’Ivoire », le 31 mars 2026 à Yamoussoukro.

Avec une production estimée à 1 549 221 tonnes en 2025, la Côte d’Ivoire conserve sa place de premier producteur et exportateur mondial de noix de cajou. Mais l’évolution la plus significative réside désormais dans sa capacité industrielle. En une décennie, le taux de transformation locale est passé de 6 % à 43 %, soit plus de 656 000 tonnes transformées, propulsant le pays au rang de 3e transformateur mondial de noix brutes et 2e exportateur d’amandes de cajou.

La transformation structurelle de la filière anacarde ivoirienne se confirme. Et le mardi 31 mars 2026, au Centre d’Innovation et de Technologie de l’Anacarde (CITA) à Yamoussoukro, l’ouverture de l’atelier « Future Search Anacarde Côte d’Ivoire » a été l’occasion de mettre en lumière une avancée majeure : la montée en puissance de la Côte d’Ivoire dans la transformation locale de la noix de cajou. Cette performance, saluée par les partenaires internationaux, traduit l’efficacité des politiques publiques et des investissements consentis dans la modernisation des unités industrielles. Pour Arthur Kibbelaar, Chef de mission adjoint de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas, cette dynamique constitue « une étape importante pour l’avenir de la filière », tout en renforçant les relations économiques entre les deux pays. Il a notamment souligné l’intérêt croissant des importateurs européens pour des partenariats durables avec les transformateurs ivoiriens.

De son côté, Simplice Gué, représentant le Directeur général du Conseil Coton Anacarde Karité, a mis en avant les progrès réalisés grâce aux programmes d’accompagnement, notamment en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). L’appui du Centre néerlandais de promotion des importations (CBI) a permis aux unités de transformation de se conformer aux standards internationaux tels que l’ISO 26000 et le SMETA, renforçant ainsi leur compétitivité sur le marché mondial.

Au cœur de cet atelier, les acteurs de la chaîne de valeur – producteurs, transformateurs, exportateurs et partenaires techniques – ont engagé une réflexion collective sur l’avenir de la filière. À travers la méthodologie « Future Search », ils ont analysé les évolutions passées, dressé un état des lieux du présent et identifié les défis à relever pour maintenir cette dynamique de croissance.


En misant sur la transformation locale et la création de valeur ajoutée, la Côte d’Ivoire ne se contente plus de produire : elle transforme, exporte et s’impose progressivement comme une puissance industrielle de l’anacarde. Une trajectoire ambitieuse qui pourrait, à terme, redéfinir les équilibres du marché mondial.


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